Notre Père – Traduction revisitée

Le « Notre Père » évolue

A compter du 3 décembre 2017, 1er dimanche de l’Avent et début de la nouvelle année liturgique :

La phrase : « et ne nous soumets pas à la tentation »
devient : « et ne nous laisse pas entrer en tentation »

Le sens de la demande au Père est sensiblement modifié. Il supprime l’idée que la tentation pourrait être un maître dont je serais l’esclave – il n’y a qu’un seul maître : Dieu, dont je suis le fils (ou la fille). Il supprime aussi l’idée que Dieu testerait ma foi par l’excitation de quelque penchant secret. Or toute prière est un dialogue, ici la demande nouvelle forme trouvera sa réponse dans la miséricorde divine qui ne m’abandonnera pas, et même me guidera dans mon combat contre mes faiblesses.

Cet ajustement témoigne de la difficulté de toute exégèse biblique faute de stabilité des contextes linguistiques et culturels. L’Édito « Traduire est-ce trahir ? » prend l’exemple des termes « Foi » et « Croire », il peut être relu avec intérêt.

Le fragment de texte réécrit avait déjà évolué il y a quelques dizaines d’années, l’expression « succomber à la tentation » ayant été remplacée.


En savoir +

Lien vers l’article publié par le site “Église catholique